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La phase de préparation
6 mars, 2016, 16 h 20 min
Classé dans : Non classé

   Faire un stage à l’étranger. Comme ces mots semblent doux et résonnent comme une aventure nouvelle, pleine de rencontres et d’expériences inédites ! Je vais vous raconter la mienne, qui se déroule à Parme en Italie, du 26 février 2016 au 29 mai 2016.

   Tout commence en décembre 2015. Cela faisait plusieurs mois que ma promotion de fac, et donc moi, savions que nous devions partir faire un stage de trois mois à l’étranger, dans le pays de notre choix. Une des demandes majeures est que le pays d’accueil ne soit pas francophone.

 Depuis le collège, j’ai eu l’occasion de faire 6 ans de Latin. Bien que beaucoup m’aient rabbaché l’eternel : Mais ça sert à quoi le latin ? C’est complètement inutile, non ? Aujourd’hui je suis en mesure de répondre que selon les choix de vie que vous ferez, le latin est on ne peut plus utile. Ce n’est bien sûr pas comme les mathématiques par exemple qui nous servent de manière instantanée, mais c’est plus comme une banque de données linguistiques qui seront présentes dans votre cerveau et vous permettent de réfléchir sur le sens réel des mots, leur évolution. Cela ne vous est jamais arrivé de vous arrêter sur un mot et vous dire : Il est bizarre lui, pourquoi il est comme ça ? Bref, grâce à cette matière, j’ai pu faire un premier voyage en Italie. Un long voyage de dix jours qui a amené ma classe à visiter Rome, Pompéi, Capri et une bonne partie de la côte ouest de l’Italie. Autant dire que cela fait partie des voyages que l’on n’oublie pas. Une seconde opportunité s’est offerte à moi lorsque je suivais les cours d’art plastique de manière clandestine. J’avais déjà le Latin et le Grec, j’assistai donc pour le plaisir aux cours d’art plastique, sans être notée, et j’ai été invitée à participer à un voyage de quelques jours à Venise, pour créer une filature inventée de toutes pièces. C’est donc habillés en panthères roses et autres déguisements que nous nous étions baladés dans une des plus belles villes de ce bas monde. Depuis, je suis retournée une fois à Venise l’été dernier en famille, ravie de voir leurs yeux pétiller devant tant de merveilles. A côté de tout cela, je me suis enfin décidée à apprendre l’italien lors de ma première année de licence Information-Communication à L’IAE Savoie Mont-Blanc. Cela fait donc 2 ans et demi que j’apprends cette langue.

   En bref, vous l’aurez compris, j’ai décidé de faire l’ultime stage de la licence… en Italie !

            Bon, ça c’est pour la partie petite histoire qui fait couler la larmichette, maintenant, passons aux vraies larmes : celles qu’il faut verser pour pouvoir partir.

   La première étape, c’est déjà de trouver le stage. Très peu d’entre nous ont eu des réponses de l’Italie, et encore moins positives… et encore moins payés. C’est après quelques 50 mails envoyés environ, et à un mois et demi de partir, que j’ai reçu le sésame ultime. Et encore ! Je n’en étais pas sûre, la réponse n’était pas très claire. Après plusieurs mails échangés, j’ai compris que c’était définitivement bon. J’allais partir à Parme ! Ensuite il a fallu définir si j’allais être rémunérée ou non, le nombre d’heures prévues pour travailler, les différentes assurances, et j’en passe ! Au final, en soit ce n’est pas difficile… si les deux parties parlent la même langue. Pour récapituler : Avec mes deux petites années d’italien, face à une interlocutrice native d’Italie, mes mails devaient être un régal à lire. Ma convention de stage a été faite en anglais, langue qui n’est quasiment pas parlée dans ce beau pays. Ce qui a failli me coûter ce stage. Une mauvaise interprétation a amené l’entreprise à comprendre qu’ils étaient dans l’obligation de me rémunérer puisque le stage a une durée supérieure à deux mois, alors que nous avions convenu que non. Cette obligation de rémunération n’est valable que sur le territoire français, et les a ennuyés pensant qu’ils devaient aussi me payer. Donc, c’était marche arrière totale. L’angoisse, la fin. Je n’avais plus qu’à refaire une année supplémentaire dans ce cursus ou prier pour avoir un autre stage en deux semaines. C’était sans compter sur la gentillesse de ma professeure d’italien, qui a accepté de prendre le temps d’éclaircir la situation par téléphone avec l’entreprise. Tout allait alors pour le mieux dans le meilleur des mondes : Le lendemain de l’appel, je reçu ma convention signée, je me suis précipitée dans le bureau pour la faire signée par l’université, et roule jeunesse !

 Enfin… euh… non. Vint le temps heureux et glorieux des papiers. Je veux dire, des vrais papiers. Tout a commencé avec la bourse. Après avoir envoyé ma convention de stage signée pour la bourse, toute contente, je pensais en avoir fini avec tout ça, et pouvoir me plonger dans les préparatifs des affaires à emporter. Et là, c’est le drame. Le mail de la mort. Celui qui te demande de scanner des papiers qui déclinent ton identité sous toutes ses formes, pour leur montrer que tu sois bien un numéro à la sécurité sociale, que tu existes aussi chez ton assureur, que tu possèdes un compte bancaire, que tu sois bien l’heureuse détentrice d’une carte d’identité, et j’en passe. Le meilleur moment restera tout de même celui où j’appris que je devrai faire signer d’autres papiers à l’entreprise. J’aurais bien aimé être une petite souris pour voir ma tête à ce moment là.  Je les voyais déjà me dire : Vous les français avec toute votre paperasse vous nous … , Cordialement. Heureusement ma tutrice a été patiente, et m’a affirmée qu’ils avaient le même genre de choses chez eux. J’ai donc pu tout envoyer en temps et en heure après avoir couru partout, tapé du pied, arraché quelques cheveux et m’être rassurée de voir la même galère chez mes collègues de fac.

   En parallèle il a fallu penser à se loger. Par ce que partir, c’est bien, mais avec un toit au dessus de la tête, c’est mieux. J’ai donc entamé les recherches sur internet pour trouver un appartement. J’ai eu la chance de le trouver assez rapidement. Après avoir eu le droit à une réponse en langage SMS italien qui vaut le détour, et plusieurs propositions assez chères, j’eus déniché l’endroit parfait. A 6kms de mon travail, pas en ville donc adieu les embouteillages du matin et du soir. Le seul hic était le wifi, l’appartement n’en n’avait pas. En tant que joueuse de mmorpg sur internet, ce petit détail était assez important. J’ai donc prit la décision de partir avec deux téléphones : Un premier basique qui contiendrait ma carte française pour envoyer uniquement des sms et passer des appels (je dispose de deux heures d’appel pour les trois mois depuis l’étranger, ainsi que des sms illimités, dieu soit loué !), évitant ainsi le surcoût de la connexion internet. Et un second téléphone, qui me permettrait grâce à une carte Italienne de passer en partage de connexion sur mon ordinateur, avec 20Go par mois.

   Tout allait de nouveau bien dans le meilleur des mondes, à moins d’une semaine du départ. J’ai donc commencé à faire LA liste. Celle qui doit contenir tout le nécessaire de survie pour trois mois dans un pays étranger. Autant dire qu’elle était longue, et que ma voiture était petite.


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